Les Squelettes de Beyrouth
PFE
ENSA-Versailles
Situation
Analyse de la structure
Projection
Récits d'un voyage
Extraits du journal
Floriane :
« 15 octobre 2022: premier jour au Liban « Vers 23h, la musique s’arrête. On entend à présent les gens chanter dans la rue dont les voix étaient jusqu’ici masquées par le son des basses. L’électricité vient de se couper mais personne n’y prête attention. Lara, une amie de Lorena, m’explique que c’est courant ici. L’état fournit près de 2h d’électricité par jour et le reste du temps, les générateurs externes, les batteries et les panneaux solaires prennent la relève. Les générateurs privés devenus un lobby, feraient gagner beaucoup d’argent aux politiciens qui seraient à l’origine de ces grandes industries. Dès lors, il n’aurait aucun intérêt pour que les libanais bénéficient d’électricité 24h sur 24.»
Lorena :
« Il devait être 11h ou midi, la rue était en pleine ébullition. Les voitures, les mobylettes et piétons circulaient dans tous les sens. Beyrouth à midi, est un festival symphonique de bruits de moteurs, klaxons, discussions ainsi que d’odeurs infectes de poubelles marinées au soleil, et tous types de cuisines laissant échapper leurs vapeurs dans la rue. »
Floriane :
« Lundi nous sommes passées devant « l’œuf » en marchant en direction du centre-ville. Il n’a pas changé depuis sa destruction durant la guerre. Cet ancien cinéma n’a jamais été reconstruit ou réhabilité. Lorena et Lara m’expliquent qu’elles ne savent pas pourquoi mais que c’est un peu comme ça pour tout au Liban. Certaines choses ou bâtiments peuvent rester des années sans bouger. Le gouvernement ne s’en occupe pas, personne ne sait à qui appartient ce cinéma, peut-être que le propriétaire refuse de vendre mais n’a pas les moyens de le réhabiliter. (des hypothèses) Et le cinéma était alors resté intacte depuis près de 30ans. »
Lorena :
« La ville est jonchée de bâtiments témoins du passé traumatique et violent de l’explosion ou de la guerre, mais aussi du passé glorieux et glamoureux de ce qu’on appelait « la suisse du Moyen-Orient » Beaucoup de friches, carcasses, projets abandonnés décrivent le paysage de la capitale. »
Floriane :
« En arrivant à Beyrouth pour la première fois, je n’avais aucune idée de comment était cette ville avant et comment elle serait dans quelques années. Seul le moment comptait. Et c’est sans préjugé que j’ai parcouru cette ville, en la prenant comme elle est, au présent, sans la trouver détruite, mais plutôt en appréciant tout son potentiel actuel. Alors je l’ai trouvé belle, sans vouloir effacer les horreurs vécues. »
Projet
Réhabilitation des plans
Perspectives
Façade Nord

























































